Archive pour la catégorie ‘Vivaces’



Non pas dans le rouge, mais en rouge!

jeudi 30 juin 2011

Dans une soirée, mondaine ou moins, celle qui ose la robe rouge, vole la vedette.

Au jardin, c’est pareil.

 

Couleur chaude par excellence, le rouge est probablement la couleur qui m’est le plus demandée par mes clients masculins. Chose certaine, c’est une couleur d’émotion, qui ne laisse personne indifférent; pour certains ce sera évocateur de passion, pour d’autres, de colère. Au jardin, il faut être prudent quand on se lance dans le rouge. D’abord, c’est une couleur forte, très forte. Mais encore, il y a beacoup de rouges différents, lesquels ne font pas toujours d’heureux mariage. Et donc dans une même plate-bande, il est risqué d’intégrer 4 ou 5 fleurs dans des tons de rouge différents; j’entends par là:  rouge pompier, rouge cerise, rouge bordeau, rouge tomate, rouge oranger….

Quand j’utilise le rouge, j’en fait un show, comme avec le weigela ‘Red Prince’ ci-dessus. Quand cet arbuste est en fleurs, il n’y a pas que les oiseaux mouches qui sont attirés!  On vient cette semaine d’habiller un petit cabanon de jardin tout blanc, un feu fade d’ailleurs, de trois beaux weigelas. Il n’est faut pas plus. « Trop c’est comme pas assez » Avec le rouge il faut faire preuve de modération. Comme je le mentionnais plus haut, le rouge vole la vedette. Alors  pourquoi ne pas le faire ressortir davantage soit en l’entourant de vert ou alors en y allant de contrastes forts comme le bleu et le mauve. Personnellement  en général, mais peut-être encore plus quand il s’agit de fleurs rouges, je préfère les massifs. C’est comme une prise de position: j’aime le rouge, c’est risqué je le sais, mais je m’assume. Voilà qui donne au jardin du caractère. J’adore!

Quelques-unes de mes vivaces préférées dans les rouges:

La monarde, grande échevelée, qui attire les oiseaux-mouches, en grands massifs.

L’astilbe Red Sentinel, en massifs plus petits

Il y a deux hémérocalles rouges aussi que j’affectionne particulièrement, soit Pardon me (45cm) et Chicago Apache (65 cm)

 

Pardon Me

 Chicago Apache

Une vivace moins connue mais si jolie, grande (90cm), une de nos indigènes d’ailleurs, la lobélie cardinale.

                             

Et il y a bien quelques nouvelles echinaceas qui me font craquer!

 Echinacea Hot Lava

 Echinacea Tomato Soup!

Alors, oserez-vous le rouge!



Une centaurea exceptionnelle

jeudi 23 juin 2011

Je suis une fan de la centaurea depuis toujours; la centaurea montana ‘Blue’ en particulier. C’est une fleur tout-à-fait différente. Le bouton est en soi décoratif, et quand il s’ouvre c’est au centre un coeur pourpre duquel partent des rayons d’un bleu électrique. Au soleil ou à la mi-ombre, elle atteindra environ 60 cm de hauteur et presque la même chose en largeur. Elle se resème aussi très facilement, sans toutefois que ça pose problème. Peu exigeante quant au sol, je dirais que son seul défaut real pokies online est le feuillage qui est quelconque, et tend parfois à s’affaisser après la floraison. Bien entourée, le problème sera réglé. Je vous avoue que je suis prête, comme pour le pavot, à couper son feuillage, s’il devient moche, plutôt que de me priver de la beauté de cette vivace.

 

Voici maintenant une nouvelle centaurea, que je découvre avec vous. La centaurea montana ‘Amethyst in Snow’. Des rayons blancs cette fois, et ce coeur toujours aussi décoratif, le contraste est prenant.  À essayer cet été, absolument!



La pivoine et la fourmi

jeudi 23 juin 2011

Nouvelle fable de Lafontaine? Aucunement. Il est vrai par contre que la pivoine et la fourmi font bon ménage. Nécessaires l’une à l’autre, pas vraiment.  Les boutons de la pivoines sont enduits d’une substance sucrée dont les fourmis rafollent. En « mangeant », elles nettoient les boutons. Est-ce que ça facilite l’ouverture des boutons? Peut-être. Est-ce qu’elles peuvent nuire à la pivoine? Non, je ne crois pas. C’est l’une des choses de la nature qu’on doit accepter.

Et qu’est-ce quelques petites fourmis, quand une plante nous offre un tel spectable!



En bleu, pour la F

jeudi 23 juin 2011

 

Le bleu au jardin, je ne saurais m’en passer. Couleur complémentaire par excellence, il illumine le jardin, et fait ressortir les autres fleurs, les autres couleurs. À l’occasion de la Fête Nationale, voici quelques-unes de mes préférées dans le bleu.

La salvia est maintenant une incontournable au jardin; ses épis d’un bleu mauve sont spectaculaires tout simplement.  En fleurs dès la fin du mois de mai, au soleil ou à la mi-ombre, avec une taille après la floraison, elle pourrait vous offrir des fleurs jusqu’en octobre dans certains cas. Avec le jaune de l’hémérocalle Stella d’Oro: superbe! Un Leucanthemum, communément appelé marguerite, complètera le trio à merveille!

 

 Si vous êtes amateur de fleurs bleues, les campanules sont pour vous. Une grande famille, fleurs délicates en forme de cloche plus ou moins ouverte, les campanules sont pour moi les fleurs champêtres par excellence. Celle que vous apercevez en fond de scène, est la campanule persicifolia. À son pied, une autre bleue, pour le moins éclatante, la veronica Royal candles.

Mon coup de coeur des dernières années: le baptisia autralis. J’en ai fait un article l’année dernière que vous trouverez dans les archives des vivaces. Plante buissonnante magnifique tout simplement.

Et en finale, notre emblème floral du Québec, et donc la fleur de la Fête Nationale, qu’on offre d’ailleurs à chaque client le jour du 24. La voici en photo avec des pavots; un spectacle dont je ne me lasserai jamais. Bonne St-Jean à tous!



Quatre-temps, notre cornus canadensis

vendredi 10 juin 2011

Voici une plante indigène que j’adore: le cornus canadensis. Vivace arbustive, lente d’installation comme beaucoup d’autres indigènes, une fois implantée elle se multiplie rapidement. Plante de sous-bois, aime un sol frais ou sec, au soleil, à la mi-ombre ou à l’ombre, c’est en juin qu’elle est en fleurs; une petite fleur blanche délicate qui ressort sur un feuillage aux nervures très apparentes. C’est un de nos trésors.

Je n’ai pas pu résister en l’apercevant après-midi, alors je l’ai photographié.

Admirez celle du centre. Elle frôle la perfection!



La taille de printemps d’une cl

lundi 16 mai 2011

La taille d’entretien des clématites est simple à effectuer. Elle se résume à éliminer le bois mort au printemps, lorsque les bourgeons des tiges saines commencent à éclore. Il suffit d’enlever délicatement toutes les portions de tige qui sont mortes en les taillant juste au-dessus d’une paire de bourgeons. Les hybrides issus de la clématite  »Jackmanii » et de la clématite  »viticella » ne résistent pas toujours aux vents hivernaux, demandant parfois une taille plus sévère au printemps. Comme les fleurs se forment sur les pousses de la saison, on peut couper sans crainte toutes les tiges juste au-dessus de paires de bourgeons viables , et le plus bas possible, soit à environ 15 à 30cm du sol. Il ne faut pas oublier de bien stériliser les outils avec de l’alcool à friction lorsqu’on passe d’un plant à l’autre. Rarement attaquées par des insectes à cause d’une toxine qu’elles contiennent, les clématites sont cependant très sensibles au flétrissement, une maladie causée par un champignon. Un peu d’engrais à dégagement lent pour la saison, et le tour est joué!



Un pavot bleu

dimanche 4 juillet 2010

Il y a quelques jours, un de nos clients réguliers est entré au magasin  avec un sourire qui illuminait son visage. Un homme heureux, nul doute. Il n’était pas là pour acheter; il était venu nous montrer « son bébé ». Il tenait dans ses mains son appareil photo numérique, et rapidement, un tantinet curieuses, quelques-unes de mes employées et moi, nous nous sommes rassemblées autour de l’appareil pour partager sa joie.

WOW! Son bébé, c’est nul autre qu’un pavot bleu qui le matin même avait décidé de se montrer pleinement. Et le papa l’a photographié de tous les angles. J’étais aussi excitée que lui. Jalouse aussi, et je le lui ai dit. C’est que n’a pas de pavot bleu qui veut! Ce n’est pas le genre de plante qu’on achète, on plante, on arrose fertilise et le tour est joué. Pas du tout. À ce jour, c’est la cinquième personne que je rencontre qui a réussi. À part aux Jardins de Métis évidemment.

Le pavot bleu de l’Himalaya, Meconopsis betonicifolia, est originaire du Tibet, et est considéré comme une merveille du monde végétal. Alors le pavot de Monsieur Ponce , à Monfort,  mérite d’être souligné! Félicitations aux parents!



Patience r

dimanche 4 juillet 2010

En horticulture comme dans la vie, il y a des plantes qu’on ne peut pas prendre pour acquis.

Le baptisia australis, ou faux lupin de son nom commun, est de celles-là.

Il a été nommé vivace de l’année en février 2010 par le « Perrenial Plant Association ». À chaque année, cette association décerne le prix de vivace de l’année à une plante qui rencontre certains critères tant de culture que d’esthétique. Je vous ai confié récemment que j’aimais les lupins, et bien le baptisia est ni  plus ni moins qu’un lupin amélioré! Encore faut-il avoir un peu de patience…

Trois ans ! Bien sûr la plante était belle ; beau feuillage, certainement 90 cm de hauteur, elle meublait très bien son coin de plate-bande. Mais la célèbre fleur bleue, qui ressemble à la fleur du lupin, longue de près de 30 cm, en fleurs en juin et début juillet,  il aura fallu avant de la voir, trois ans de patience et de questionnement.

 

Je savais qu’elle pouvait se faire attendre. Je l’avais lu. Mais pourtant on avait tout fait! Terre de plantation fantastique, sol bien drainé, michoryze pour l’enracinement, au plein soleil, etc. Alors j’espérais… Mais non. C’est bien vrai : elle est lente d’établissement. Mais cette année, trois ans plus tard, voilà que chez les trois clients chez qui nous en avions planté, le baptisia est en fleurs. Patience récompensée. Enfin tous sauf un. À l’automne dernier, lors des fermetures de terrains, mes horticultrices ont décidé de ne pas les tailler. Juste pour voir. Par erreur, un seul baptisia a été taillé, et il est le seul à ne pas avoir fleuri. Hasard ? Peut-être. Mais chose certaine, cette année en octobre, personne ne touchera au baptisia ! Et autre fait à noter, et là-dessus non plus on ne tentera pas le diable, le baptisia, un peu comme la pivoine, n’aime pas particulièrement la division ou la transplantation. Alors quand vous en planterez, assurez-vous qu’il est au bon endroit, et armez-vous de patience! Mais sincèrement, ça vaut la peine, une vivace magnifique!



La salvia ‘Blue Hill’

vendredi 25 juin 2010

Pour ceux d’entre vous qui recherchent un peu plus de douceur… c’est peut-être cette salvia qu’il vous faut. D’un bleu lavande, elle formera un joli buisson très florifère. Vraiment très belle.



La salvia ‘Snow Hill’

vendredi 25 juin 2010

Pour une salvia tout aussi florifère mais en blanc, la ‘Snow Hill’ est celle qu’il vous faut.